LE BANQUET

samedi 10 novembre 2018, 21h00

PARIS 08

THEATRE DU ROND-POINT

PARTAGER
Indisponible
Cet événement est indisponible.
Il n'est plus possible de réserver.

INFORMATIONS

LE BANQUET

CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE MATHILDA MAY

AVEC SÉBASTIEN ALMAR, ROXANE BRETBERNIE COLLINS, JÉRÉMIE COVILLAULT, LEE DELONG, STÉPHANIE DJOUDI-GUIRAUDON, ARNAUD MAILLARD, FRANÇOISE MIQUELIS, ARIANE MOURIER, TRISTAN ROBIN

MOURGNCHE TROUFI TRUKCHNI BOUAF !


Parterre mal foutu, touffes rebelles, talus d’un terrain accidenté où les invités se prennent les pieds dans le tapis de la vie. 
Déjà, le sol n’est pas à la hauteur. 
On boit, on se console.
 Fête d’après la noce, le banquet rassemble les familles et les joies, les rancœurs et les ratages. 
Chacun y va de son numéro comique, chansons et danses, tragédie du spectacle des humanités réunies.
Le père fait son discours et la mère son intéressante. 
On boit, trop. Une dame grosse cherche son chien, dont la robe de la mariée se souviendra. 
On pleure, on rit, on se tache beaucoup. 
On saigne et on vomit, c’est la catastrophe joyeuse d’une communauté en fête qui crie, vocifère, pérore. 
Personne ne se parle. On s’agite et se pavane, glisse, tombe et se relève.
 C’est toute une vie en une soirée sans paroles.

Après l’énergie trépidante du bureau d’Open Space, en 2014, Mathilda May, auteure et metteuse en scène, invite à son Banquet dix comédiens performeurs d’un burlesque qui vire au pathétique. 
Chorégraphie du désastre des êtres, obligés de passer une soirée ensemble à vivre des joies qui leur échappent. 
Et tout dérape, jusqu’à la toile de la tente plantée sur un terrain pentu qui finit par écraser tout le monde. 
Sans mots, avec sons, morceaux country de Dolly Parton, onomatopées chorales ou soliloques en borborygmes... 
Actrice et danseuse, Mathilda May s’inspire de tous les arts qu’elle a pratiqués pour construire une fiesta du carnage humain. 
L’agape tourne au cauchemar et l’ultime moyen de supporter la tragédie, c’est encore d’en rire.

A PROPOS DE LA SALLE

Le peintre Robert Barker ayant mit au point la présentation de toiles en panorama, avait développé ce concept en créant des rotondes. Napoléon Ier, séduit par ce dispositif, ordonne la construction de huit rotondes afin d'y célébrer, par l'accrochage de toiles, ses grandes batailles.  L'Histoire interrompra ce projet, repris en 1838 par Louis-Philippe qui ordonne la construction d'une rotonde, à l'emplacement de l'actuel Rond-Point. 

En 1855, elle est détruite et remplacée par le Panorama National, construit par Davioud, architecte du Châtelet. En 1894, le lieu devient Palais des glaces, à savoir une grande patinoire.  Après tant de métamorphoses, le théâtre du Rond-Point trouve sa vocation définitive en mars 1981 grâce à la compagnie Renaud-Barrault.

De 1981 à 1991, cette compagnie y monte des œuvres contemporaines : Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Samuel Beckett, Yukio Mishima... et invite des troupes d'Extrême Orient : ramayana thaïlandais, opéra javanais, musiques et danses tibétaines... L'idée d'un théâtre dédié aux auteurs vivants est née en 2000, du rassemblement des Ecrivains associés du théâtre : le théâtre du Rond-Point, sous la houlette de Jean-Michel Ribes, échappe définitivement à la quadrature du cercle.