LAÏKA

dimanche 28 octobre 2018, 15h30

PARIS 08

THEATRE DU ROND-POINT

PARTAGER
Indisponible
Cet événement est indisponible.
Il n'est plus possible de réserver.

INFORMATIONS

LAÏKA

TEXTE ET MISE EN SCÈNE ASCANIO CELESTINI 
AVEC DAVID MURGIA ACCORDÉON MAURICE BLANCHY 
COMPOSITION MUSICALE GIANLUCA CASADEI

AVEC LA VOIX DE YOLANDE MOREAU


QUE NOTRE VOLONTÉ SOIT FAITE, PAS SEULEMENT LA TIENNE.

C’est Jésus, un pauvre diable, Karl Marx ou Zola.
 Il revient, il est à sa fenêtre. Il regarde et raconte le monde et ses déclassés, ses rejetés.
 Un SDF passé à tabac, une prostituée parmi les grévistes, une vieille qui cherche son chemin. 
Il invite les réfugiés et les démunis à imaginer la chienne Laïka, enfermée dans une capsule spatiale en 1957 par les Russes, envoyée vers la Lune. 
Aucun être vivant n’aura d’aussi près approché les étoiles. 
Plus loin, un accordéoniste rythme la parole et sert le péket, alcool de genièvre, produit wallon. Le public devient l’assemblée d’un bar, le narrateur appelle Che Guevara et Gandhi, rappelle que Dieu a besoin de saints pour faire des miracles.

Après avoir dépeint le monde des cyniques et des puissants dans Discours à la nation, succès au Rond-Point en 2015, puis Dépaysement en 2017, le conteur italien Ascanio Celestini dresse un portrait caustique et tendre du prolétariat d’aujourd’hui. 
Même parole rapide, flot nerveux, rap ou slam, le poème suivi par la musique de l’accordéon prend vie parmi les cagettes de bières et quelques lampes au sol, astres ou lucioles. 
Sa voix se fait kalachnikov d’un torrent d’espoir. L’acteur David Murgia, belge et prodige, tend un miroir abrasif d’une humanité et de ses contradictions.

A PROPOS DE LA SALLE

Le peintre Robert Barker ayant mit au point la présentation de toiles en panorama, avait développé ce concept en créant des rotondes. Napoléon Ier, séduit par ce dispositif, ordonne la construction de huit rotondes afin d'y célébrer, par l'accrochage de toiles, ses grandes batailles.  L'Histoire interrompra ce projet, repris en 1838 par Louis-Philippe qui ordonne la construction d'une rotonde, à l'emplacement de l'actuel Rond-Point. 

En 1855, elle est détruite et remplacée par le Panorama National, construit par Davioud, architecte du Châtelet. En 1894, le lieu devient Palais des glaces, à savoir une grande patinoire.  Après tant de métamorphoses, le théâtre du Rond-Point trouve sa vocation définitive en mars 1981 grâce à la compagnie Renaud-Barrault.

De 1981 à 1991, cette compagnie y monte des œuvres contemporaines : Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Samuel Beckett, Yukio Mishima... et invite des troupes d'Extrême Orient : ramayana thaïlandais, opéra javanais, musiques et danses tibétaines... L'idée d'un théâtre dédié aux auteurs vivants est née en 2000, du rassemblement des Ecrivains associés du théâtre : le théâtre du Rond-Point, sous la houlette de Jean-Michel Ribes, échappe définitivement à la quadrature du cercle.