ALAIN ALTINOGLU

samedi 9 mars 2019, 18h00

LYON 03

AUDITORIUM

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INFORMATIONS

«Il faut, pour la bien rendre, des artistes du premier ordre», réclamait Berlioz à propos de sa symphonie avec chœur Roméo et Juliette. Pour célébrer dignement le cent-cinquantenaire de la mort du compositeur isérois, l’Auditorium-Orchestre national de Lyon a réuni un plateau très international autour d’Alain Altinoglu. Aux côtés du chœur Spirito, la Française Nora Gubisch, qui avait 12 ans quand elle a chanté pour la première fois dans les chœurs de La Damnation de Faust, devenue depuis lors une remarquable Marguerite ; l’Ukrainien Bogdan Volkov, magnifique interprète de la cantate La Mort de Sardanapale avec l’ONL au Festival Berlioz 2015 ; l’Anglais Peter Rose enfin, qui a enregistré L’Enfance du Christ sous la direction de Sir Colin Davis. Mais le premier rôle revient à l’orchestre. L’amour des deux adolescents est, selon Berlioz, trop sublime pour pouvoir être incarné par des chanteurs ou des comédiens. Les voix incarnent les Montaigus, les Capulets et le bon Père Laurence, et les deux personnages principaux ne sont que musique. Plus qu’une simple histoire d’amour sur fond de querelle familiale, la tragédie des amants de Vérone est un véritable mythe, une réflexion sur le désir et l’interdit, la volonté et la fatalité, la passion et la mort. Tous les ingrédients de l’amour s’y retrouvent : le balcon, le bal, les retrouvailles nocturnes, le plus beau baiser de toute l’histoire du théâtre. Alors, quand Berlioz en tire une symphonie dramatique, les mots se mettent à danser sur les notes. Parfois même, ce sont les instruments qui dialoguent, comme dans ce duo amoureux où l’orchestre littéralement soupire. Berlioz se souvenait peut-être de la définition donnée par Shakespeare dans la première scène de la pièce : «L’amour est une fumée formée des vapeurs de soupirs. Purifié, c’est un feu dans les yeux des amants. Agité, une mer nourrie des larmes des amants.»

A PROPOS DE LA SALLE

Énorme coquille Saint-Jacques de béton, l’Auditorium impose depuis 1975 sa silhouette au cœur du quartier de la Part-Dieu. Conçu par Henri Pottier, grand prix de Rome, et Charles Delfante, architecte en chef de la Part-Dieu, ce fut la première salle de France construite sans piliers et en béton précontraint. Les travaux durèrent trois ans. 

Dès l’inauguration, en 1975, la salle (2150 places) fit l’unanimité pour son confort et pour le rapport idéal que sa forme de théâtre romain créait entre le plateau et le public. De 1993 à 2002, l’Auditorium fit l’objet d’une vaste rénovation acoustique et technique. Ainsi rhabillé de neuf, doté également d’un superbe éclairage nocturne, il offre au public un écrin sonore permettant de profiter pleinement des plaisirs de la musique.